Paris, refuge pour une espèce en danger

Grâce à leurs jardins, leurs terrasses, leurs températures plus clémentes, les villes se révèlent de véritables refle rucher du parc Georges Brassens, exemple de l'implantation d'abeilles en villeuges pour les  abeilles qui trouvent désormais de moins en moins de biodiversité végétale dans les campagnes, en raison des monocultures.

 

            Jean-Paul Faucon, chef de l’unité « pathologie des abeilles » de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) explique que dans les années 1970, dans la ville de Nice, des essaims d’abeilles évoluaient dans les rues.

Ce même scientifique affirme qu’aujourd’hui, les abeilles produisent plus de miel en ville qu’à la campagne. En effet, les abeilles qui vivent dans la ville bénéficient de températures plus clémentes, et butinent des fleurs variées dans tous les parcs de la ville et sur les balcons des particuliers. Les abeilles citadines peuvent donc produire un miel « toutes fleurs ». Les fleurs citadines ne sont pas, contrairement aux champs de fleurs créés pour une production de masse, recouverts de pesticides, ce qui augmente l’espérance de vie de l’abeille et permet la production d’un miel de meilleur qualité.


Les abeilles dans Paris : cela peut apparaître comme un paradoxe, la ville étant souvent considérée comme un milieu pollué tandis que la campagne serait un paradis pur. Cependant, Paris apparait comme un refuge pour l’apis mellifera. Pour ne citer qu’un chiffre, Paris compte plus de 300 ruches et les abeilles parisiennes se portent à merveille.

 

Le code rural confie au préfet et au maire le soin de déterminer les règles de cohabitation entre les ruches et les habitations (articles L. 211-6 et L. 211-7).

A Paris, les deux seules règles à respecter sont que :

          -->     les ruches ne peuvent être installées  à moins de 25 mètres d'un hôpital ou d'une école.

                      -->     une haie protectrice de 2 mètres de haut doit être installée à proximité de la ruche, sauf si celle-ci est elle-même située à plus de 2 mètres de hauteur.

Code rural :

Article L211-6

Les préfets déterminent, après avis des conseils généraux, la distance à observer entre les ruches d'abeilles et les propriétés voisines ou la voie publique, sans préjudice de l'action en réparation, s'il y a lieu.

Article L211-7

Les maires prescrivent aux propriétaires de ruches, toutes les mesures qui peuvent assurer la sécurité des personnes, des animaux, et aussi la préservation des récoltes et des fruits.

A défaut de l'arrêté préfectoral prévu par l'article L. 211-6, les maires déterminent à quelle distance des habitations, des routes, des voies publiques, les ruchers découverts doivent être établis.

Toutefois, ne sont assujetties à aucune prescription de distance les ruches isolées des propriétés voisines ou des chemins publics par un mur, une palissade en planches jointes, une haie vive ou sèche, sans solution de continuité.

 

 

 

 

page précédente (partie sur les abeilles)     accueil     page suivante


    

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×