Pollution du miel parisien

Les abeilles parisiennes se portent bien et on n’observe pas dans la capitale de perte de colonies qui pourrait atteindre 50% comme dans les campagnes. La production de miel varie entre 30 et 50kg par ruche et par an dans certains ruchers.  Cependant, si les abeilles urbaines sont en bonne santé, se pose la question de la qualité du miel qu’elles produisent.

Des études montrent que certains miels parisiens contiennent du plomb … Cependant ils n’en renferment que très peu. La dose journalière tolérable est de 215 μg au sein de l’Union Européenne, or la quantité de plomb mesuré dans ces miels est inférieure à 50μg.

Bien que la quantité soit faible, la présence de plomb dans certains miels parisien est indéniable. Le miel de la capitale est donc pollué. Cette pollution ne peut venir des insecticides car ils sont de moins en moins utilisés, et les jardiniers communaux de la capitale ne s’en servent presque plus. On pourrait donc penser que cette source de pollution est due à l’automobile. Cependant le plomb tétra éthyle n’est plus utilisé dans le carburant, depuis une quinzaine d’année. De plus la quantité de plomb présent dans l’atmosphère, mesuré par Airparif n’est que de l’ordre de 0,05 μg/m3, ce qui exclut cette possibilité. La véritable source de pollution pourrait provenir de l’eau. En effet, le ruissellement de l’eau sur les toits entraîne avec lui des métaux lourds utilisés pour l’étanchéité des toitures. La teneur en plomb dans certains lieux pourrait atteindre les 20 mg/L. Chaque colonie consommant environ 10L d’eau, il n’est pas impossible qu’une petite partie de ce plomb se retrouve dans le miel.

La pollution du miel parisien reste donc limitée et ne pas, en tout état de cause, être attribuée à la pollution des fleurs parisiennes.

 

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